lundi 17 septembre 2007

La simulation, technologie de cette nouvelle décade?

On connaissait la simulation pour les loisirs (jeux vidéos), pour l'entraînement professionnel (simulateurs instrumentés, apprentissage du maniement d'un véhicule ou d'un système d'armes, jeux de guerre...)... Voici maintenant la simulation ubiquitaire.

Les progrès fulgurants des capacités de calcul modernes ont en effet accéléré l'utilisation de la simulation dans des domaines où elle n'était traditionnellement pas présente. La langue française définit la simulation comme « l’action de feindre, de faire paraître réelle une chose qui ne l'est pas ». En l'occurrence, il s'agit d'une "juste suffisance" : "faire paraitre" lorsque l'on cherche à immerger l'être humain dans un monde de simulacre, ou simuler le monde tel qu'il pourrait être pour s'affranchir des coûts ou de la complexité d'une expérimentation réelle.

Ainsi, les opérations militaires modernes intègrent souvent aujourd'hui une composante de simulation. Celle ci permet de s'entraîner, de répéter des missions, d'aider à la décision. Mais aujourd'hui, la simulation sort de sa "niche" et devient une manière d'appréhender le monde. L'essor d'univers "à la second life" n'est que le reflet de ce mouvement, ainsi que le développement de jeux vidéos qui, loin de reposer uniquement sur des scenarii, incorporent véritablement un "modèle du monde": moteur physique, modélisation du comportement, etc...


Il devient donc maintenant possible d'aller vers une réelle simulation, c'est à dire que l'on généralise partout l'emploi de micro-modèles du monde. Bientôt, les crash-tests automobiles (quelques peu coûteux) seront totalement remplacés par la simulation. Une opération médicale pourra être répétée en simulation (et potentiellement revue en "réalité augmentée" avant intervention.

Cette généralisation de la simulation nécessite des procédures de calcul efficaces, tant du point de vue des algorithmes utilisés, que de l'infrastructure de calcul elle-même. En effet, ce qui différencie la simulation et la scénarisation, c'est bien l'émergence, c'est-à-dire le fait de pouvoir observer un phénomène qui n'est pas directement lié, de manière déterministe, aux paramètres entrés par l'utilisateur. Sinon, quel intérêt? Mais pour ce faire, multiplier les processeurs ne suffit pas, il faut penser de nouveaux algorithmes, de nouvelles architectures, de nouvelles techniques de calcul. C'est à ce prix que la simulation sortira du pré carré des applications actuelles pour se généraliser, comme l'Internet ou la vidéo l'ont fait avant elle.

Pour plus d'informations, je propose égoïstement le site de la société MASA : www.masa-sci.com.

Aucun commentaire: